Le Cabaret Littéraire

Des spectacles, des lectures théâtrales, des performances et des formats maison pour faire se rencontrer littérature & arts de la scène, dans un esprit festif d’inclusion et de découvertes.


Costume de folie
Samedi 9 mars 2024, 20:30

+ Pluton est en Verseau

Tenues et écriture de folie sont au programme de cette soirée littéraire : Rébecca Balestra lit La folle en costume de folie de Charles Ferdinand Ramuz, tout en rendant hommage au couturier des stars, Bob Mackie. L’histoire ? C’est celle de « La Tià », dans son village montagnard, rendue folle par le départ de son fiancé. Lorsqu’une troupe de théâtre lui offre un costume invraisemblablement coloré, orné de grelots, avec comme condition l’obligation de le porter, La Tià renaît à la vie en se postant tous les jours devant l’église du village, dans l’espoir de voir réapparaître l’élu de son cœur. Le récit jusque-là sensible et intimiste, se fait alors exubérant, étincelant – comme une robe de Bob Mackie ! Ses créations les plus mémorablement audacieuses, portées par la chanteuse Cher dans les années 70 et 80, sont dans toutes les mémoires. « A woman who wears my clothes is not afraid to be noticed » répétait le couturier. Parions que La Tià aurait abondé.

En première partie, Sarah Moens (lauréate d’une Bourse d’écriture du Cabaret Littéraire) présente une première étape de son travail articulant rap, astrologie et changements sociétaux. Pour célébrer l’entrée de Pluton en Verseau, l’artiste veveysanne, résidente de L’Abri à Genève, imagine une performance de rap organique sur larsens de seau en plastique.

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Pluton est en Verseau
Texte, musique, performance Sarah Moens
Ingénieur son Jonathan Simarro
scénographie Robin Henry

Costume de folie
Texte Charles Ferdinand Ramuz
Lecture, jeu Rébecca Balestra
Avec le soutien de la Fondation C.F. Ramuz

Fondation C.F Ramuz

Donkey Chochotte
Dimanche 28 avril 2024, 16:00

Tout public, dès 6 ans / goûter offert

Monsieur Chevalier perd doucement la boule, il ne songe qu’à lire des romans de chevalerie et en oublie de manger. Heureusement, son aide de maison, Sancha Pančić, bourlingueuse et polyglotte, veille sur lui d’un œil rude mais attentif. Cependant Antonia, la fille de Monsieur Chevalier, ne fait pas tout à fait confiance à Madame Pančić. Elle serait rassurée de savoir son père dans une maison de retraite. Quand une politicienne zélée fait irruption dans le jardin du vieux professeur sous prétexte d’y installer un champ d’éoliennes, celui-ci prend ses cliques et ses claques, et, affublé de son âne Donkey et de sa jument Rosie, il part à la recherche de sa chatte Dulcinée. Dans cette réécriture contemporaine du célèbre roman Don Quichotte, les animaux mènent le bal. Un restoroute devient un château, un orage un dragon, et les éoliennes sont de dangereux géants. De quoi traiter de sujets brûlants avec humour, tels que la vieillesse, la migration ou le débat écologique sur les énergies propres.

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Texte original Ariane von Graffenried & Martin Bieri, Donkey der Schotte und das Pferd, das sich Rosi nannte
Traduction Camille Luscher
Mise en lecture Delphine Abrecht
Musique Dylan Roth
Jeu distribution en cours

Je n'ai pas de remède au vent
Jeudi 30 mai 2024, 20:30

Virginie Janelas

Spectacle lauréat de la bourse d'écriture du Cabaret Littéraire 2023

Est-il possible d’échapper à ses origines ? Doit-on au contraire tout faire pour les revendiquer ? Seule en scène pour la toute première fois, Virginie Janelas interprète et chante des textes et des compositions personnelles autour de la transmission de l’exil vécu par des générations de portugais·es, dont son père, depuis la Révolution des œillets en 1974. Depuis toute petite, elle en est témoin : les petites et les grandes humiliations, cachées dans les silences d’un homme au visage double, à faire rire la galerie en public mais qui laisse voir toute sa colère et sa frustration dans l’intimité du foyer. Maniant la saudade à la perfection, animée d’une force électrique, Virginie Janelas cherche à localiser l’endroit où se distillent l’héritage et la poétique de l’exil. Ce qui se transmet d’une génération à l’autre. Ce qui lui appartient en propre. Et ce qui la ramène à un pays où elle n’a pas grandi, mais où courent toutes ses racines.

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Ecriture, jeu, musique Virginie Janelas